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éléments de correction bac blanc DM 2 Poésie et angoisse

_l_ments_de_correction_pour_le_corpus_POESIE_2018_janv_d_entra_nement_n_2_DM

 

OE : poésie et quête du sens

 

Question de corpus

Aspects de l’angoisse et procédés

Textes

Solitude/subjectivité du poète

1 2 3 4?

Souffrance physique

1 2 4

Souffrance morale/psychique

1 2 3

Indifférence

4

Morbidité

1 2 3 4

tragique

1 (2) 4

Symboles / allégories / images

1 2 3

Description de lieu

2 3

réalisme

4

pathétique

1 2 3

Humour

4

Versification          prose

1 2 3       4

Lyrisme

1 2 3 4

culpabilité

(1) 4

Référence à l’amour / couple

1 4

Références nocturnes / obscurité

(1) 2 3 (4)

Organisation possible : + qqs citations/procédés + tous les txts sont cités

§1 àexpérience de la solitude

§2à souffrances

§3 à recherche de la beauté

 

Commentaire littéraire. èquels sont les objectifs du poète dans ce texte ?

  • Faire un poème d'amour
  • Définir l'angoisse amoureuse

Proposition d'organisation

 

** Un poème d'amour / de désir

 

> la passion

(lyrisme amoureux pathétique, métonymie v10, présence du féminin, amour = vie v11)

> Sensualité

(lex du regard, du désir, du corps, allégorie de la beauté nue : Actéon et Artémis)

> lyrisme

(musicalité globale, rimes claires puis plus sombres, polysyndète v2, répétition v14 polyptote sur “voir”)

 

transition >> tentative pour définir cet amour angoissé v 8 prétérition

 

** amour : expérience de la souffrance

> vision baroque , sentiment instable

(hyperboles, ch lex du mvt, rythme irrégulier : enjambements, figures de l'analogie dynamiques, antithèses v4 + 6+ 13)

> douleurs psychologique et physique

(début de 3 premiers §, lex du doute + négations, allitération nostalgique v7, mythe + ch lex corps torturé, §1 : abondance lex douleur + hyperboles, syntaxe perturbée)

> dimension tragique / inéluctable

(omniprésence de l'échec : 2 destins = et ≠ voir parallélisme v14, solitude du « je », lex du destin ≠ liberté, chp lex de la mort avec celui de l'amour, mort encadrant tt le poème amoureux)

 

 

→ vision angoissée, baroque et tragique de l'amour

 

Dissertation.

Plan concession en II parties ou dialectique en III.

 

  1. I.                             Antithèse : la poésie peut aussi porter le désespoir, manifester une certaine « obscurité »
    1. Cela permet d’exprimer des émotions négatives, énonciation de la subjectivité : fonction cathartique
    2. Pour affronter le désespoir : lyrisme qui réconforte, sublimation du malheur pour mieux le traverser
    3. La peine des poètes produit des chefs d’œuvre : inspiration et partage
  2. II.                         Thèse : La poésie porte des espoirs, une vision optimiste du monde et de la vie
    1. Poésie de combat, engagée pour des causes humanistes
    2. éloge des émotions positives : amour, amitié , plaisirs ….
    3. Poésie ludique / humoristique  
  3. III.                     Synthèse : la poésie n’est pas thématique, elle intègre tous les projets, pour « faire » de la beauté
    1. La poésie est un regard sur le monde, la nature, la vie = variété / liberté
    2. L’engagement peut recouvrir des dénonciations= idées positives contre réalité terrible
    3. Recherche de la beauté, de la musique plus que des idées ou sentiments

 

Proposition d’introduction

à 3 étapes

à étape n°3 : une phrase par partie annoncée (pas d’annonce du plan détaillé)

à des synonymes pour éviter les répétitions

à pas de « je » ; pas de termes de méthodologie (≠ ‘partie’)

à des nuances

 

La poésie peut se définir comme une recherche au sein de la langue d’une autre langue. Elle permet souvent de porter un regard nouveau sur le réel, la vie, le monde. Les poètes sont donc des créateurs de formes mais aussi d’émotions, de visions qui ouvrent la pensée et les émotions des lecteurs à des expériences qui mêlent beauté et signification. Cet art porte aussi bien sûr les sentiments, le regard du créateur. Il est l’occasion d’exprimer, parfois, une profonde subjectivité. Le partage des impressions subjectives définit en grande partie la poésie. On peut donc se demander quels types de sensations et d’émotions donnent de la puissance à l’écriture poétique.  Marie Flore Domond prétend qu’elle est « une offrande » de « lumière ». Nous verrons dans un premier temps qu’elle semble être régulièrement, pourtant, le lieu d’expression d’angoisses, de pensées sombres. Cependant, il est pertinent de montrer en quoi la poésie prend une grande force aussi, dans la formulation de qui donne goût à la vie. Enfin, elle sera envisagée comme un art pouvant faire cohabiter et dépasser les oppositions.

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Fiche auteur : Paul VERLAINE. 1844-1896.

Né à Metz, Verlaine est le fils d'un officier. La famille vient à Paris en 1851. Il fait des études secondaires et obtient son baccalauréat en 1862. Dès 14 ans, il commence à écrire des poèmes. 

Employé d'assurance, puis expéditionnaire à l'Hôtel de Ville, Verlaine n'est pas très assidu. Il fréquente les cafés, continue à écrire des vers et les fait publier. 

En 1870, il se fiance, puis se marie avec Mathilde Mauté, âgée de 16 ans. Sa vie se stabilise, mais c'est pour peu de temps. Pendant la guerre, Verlaine sert comme garde mobile et recommence à boire.  En 1871, il reçoit deux lettres d'un jeune poète, Arthur Rimbaud, et l'invite chez lui. Une liaison orageuse se noue entre les deux hommes. Ils partent en Belgique, puis s'installent en Angleterre. Verlaine reprend épisodiquement la vie conjugale avec Mathilde qui lui a donné un fils. En 1873, à Bruxelles, ivre, Verlaine tire sur Rimbaud qui veut le quitter. Il est arrêté et condamné à deux ans de prison à Mons, en Belgique. 

En prison, Verlaine continue à écrire, mais il retrouve la foi et se repent. Il revoit Rimbaud une dernière fois en 1875 à Stuttgart et passe deux jours avec lui. Selon Rimbaud, sa récente conversion n'a pas résisté aux retrouvailles. Le catholicisme n'est finalement, dans l'œuvre que Verlaine crée par la suite, qu'une composante parmi d'autres. 

Séparé de sa femme, il enseigne en Angleterre en 1875-1877. En 1878, il s'attache à un jeune homme, Lucien Letinois. Le retour, Il rentre en France en 1882, reprend contact la gloire, avec les milieux littéraires. Il fait connaître Rimbaud, Mallarmé, Corbière par une série d'études intitulée « Les Poètes maudits », parue en 1884 dans la revue Lutèce. Son prestige grandit auprès des jeunes poètes, qui, à la mort de Leconte de l'Isle en 1894, le sacrent «prince des poètes». Mais Verlaine ne cesse pas de boire et, de 1885 à 1896, il est obligé de faire de fréquents séjours à l'hôpital. Il meurt en 1896. 

Œuvres : 

Reprendre à la musique son bien est pour la poésie de Verlaine l’objectif essentiel. Il «tord son cou» à la rhétorique, aux idées, refusant la poésie conçue comme un discours didactique. Il ne s'agit plus de dire, mais de suggérer par une parfaite adéquation du sens et des sons. «De la musique avant toute chose» conseille-t-il, pour que puisse s'établir un échange d'âme à âme. 

Elle est centrale dans la mouvance du symbolisme. 

 

1866 Poèmes saturniens.

1869 Fêtes galantes

1870 La Bonne chanson.

1874 Romances sans paroles.

1880 Sagesse

1883 « Les Poètes maudits », essais littéraires.

1884 Jadis et naguère

1888 Amour

1889 Parallèlement

1893 Mes Prisons, souvenirs (prose).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiche auteur : Henri Michaux 1899 1984.

 

Proche des surréalistes (dont il refuse l'engagement politique et les excès) mais très indépendant, Henri Michaux est né à Namur, et définitivement installé à Paris en 1924. Grand voyageur, peintre, explorateur des Espaces du dedans (c'est le titre d'un de ses recueils de 1944). Michaux compose entre 1925 et 1940 une série d'œuvres poétiques mêlant imaginaire, onirisme, humour, étrangeté et angoisse. Son premier recueil, Qui je fus (1927), frappe par un don exceptionnel d’invention verbale qui dissocie les mots de tous les jours pour en fabriquer de nouveaux destinés à en libérer les pouvoirs corrosifs et poétiques néanmoins pourvu d'une puissante efficacité comique. Comme dans ce célèbre «Grand Combat », qui met aux prises deux lutteurs emportés par la violence spectaculaire d'une joute à mort.

 

« Le Grand Combat.

Il l'emparouille et l' endosque contre terre ;

Il le rague et le roupète jusqu'à son drâle ;

Il le pratèle et baruffe les ouillets

Il le tocarde et le marmine,

Le manage rape à ri et ripe à ra.

Enfin il l'écorbalisse.[…]

 

Dans les recueils qui suivent, l'écriture se fait tour à tour journal d'exploration, récit poétique et onirique, poème en prose, suite de vers libres. Toujours y domine une volonté délibérée de prospection authentique d'un univers intérieur traversé de visions souvent cauchemardesques que le travail expérimental sur le langage a précisément pour fonction de d'exorciser. « Surréaliste par toutes ses fibres» (Pierre de Boisdeffre), passionné par les insectes, Michaux ira beaucoup plus loin encore dans cette voie de 1945 à sa mort en 1984. Le souci de mise à nu d’une vérité subjective sans concession, dans son œuvre, prime sur toute autre tant en littérature que dans sa pratique graphique...

 

Cas de folie circulaire, 1922 Les rêves et les jambes, 1923
Qui je fus, 1927 Mes Propriétés, 1929
Ecuador, 1929 Un barbare en Asie, 1933
La nuit remue, 1935 Voyage en Grande Garabagne, 1936
Plume, 1938 Meidosems, le point du jour, 1948
Ailleurs, 1948 Passages, 1950
L'infini turbulent, 1957 Connaissance par les gouffres, 1961
Poteaux d'angle, 1971 Misérable miracle (la mescaline), 1972