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helvetius_analyse_colors

seq 5 txt 3 lecture

Seq 5 doc cpt 1 Dumarsais

 

définition du philosophe

  • ≠ métier ou statut à part

  • = HUMAIN ACCOMPLI : il est

    • savant

    • actif

    • rationnel

    • social, soucieux des autres

    • capable de douter

    • un ex pour les politiques

      ⇒ PAIX SOCIALE ET BONHEUR

      ⇒ LUMIERES xviii 

 

- doc cpt 2 Hugo = synthèse argu

* Biassou : regagner la liberté et

faire une guerre irrationnelle de vengeance (destruction d'un monde injustice)

* Bug Jargal : regagner la liberté et

faire une guerre rationnelle et légitime (reconstruction d'un monde juste)

 

seq 5 texte 1. Molière

Question type eaf : Quels sont les objectifs de Molière de cet extrait? Exemple d’une prise de notes possible et organisation du passage à l’oral.

 

à  argumentation des personnages

à  aspects comiques

à présentation (exposition)

 

ATTENTION ICI LA SYNTHESE PROPOSEE EST TRES DETAILLEE…

ON EN GARDERA LES ELEMENTS ESSENTIELS QUI PEUVENT CONVENIR POUR UN EXPOSE DE 10 MN

 

 

ETAPE 1 : présentation du texte : Molière = auteur classique du XVII qui ne cesse d’interroger les moeurs rigides de son époque (Louis XIV) en faisant sourire. Dom Juan en est un exemple en matière de sentiments et de morale. Ici début de la pièce qui permet d’exposer la pensée du séducteur et sa relation avec son célèbre valet Sganarelle.

 

ETAPE 2 : lecture du passage

 

ETAPE 3 : introduction du commentaire : notre q° porte sur les enjeux de cette scène ; nous montrerons donc

  • d’abord comment le dramaturge introduit, présente ses personnages de comédie puis,
  • dans une seconde partie => l’intérêt argumentatif / opposition de deux thèses / deux visions de l’amour

 

 

ETAPE 4 : développement :

1 >> souligner une opposition de deux personnalités complexes de comédie

  • Aspects comiques : ironie, hypocrisie notoire (l 7, 45), langue relâchée l. 34 « débitez » Comique de caractères :
    • naïveté de Sg : lexique infantile l 34 « par cœur » ; comparaison scolaire « tout comme un livre »… / avoue son impuissance argumentative = lexique de l’argumentation mais sans idée ! (« discours », « raisonnements », « disputer » l 39)
    • caprice, aspect velléitaire (qui ne sait pas ce qu’il veut / change tout le temps) de DJ : invite à la liberté d’expression mais congédie S assez rapidement «  Va, va «  l 49 ; phrase interrompue l.48 ; ainsi le personnage est en mouvement continuel : élément de l’exposition de la comédie : le « coureur » est accompagné de son valet scandalisé…
  • Relation de pouvoir qui permet de découvrir les deux hommes (valeur d’exposition)
    • S = valet soumis voire lâche (l7 et 45 « fort bonne » hyperbole respectueuse), mais parfois effronté (le menace d’une fin désastreuse avec euphémisme « jamais une bonne fin »)
    • DJ = noble libéral (LIBERTIN) et jovial (interroge son valet ; lui donne raison « tu ne te trompes pas » avec son valet mais parfois autoritaire (insulte par l’oxymore « maître sot » ; le rejette par l’expression, la périphrase « faiseurs de remontrances »), tutoiement/vouvoiement  l1 et l2, monopole de la parole par DJ (tirade), impératifs de DJ « dis-moi » ; « parle » l4 et l6 = DJ organise la parole de S

 

Transition : cet échange renvoie aussi à l’opposition de deux conceptions de l’expérience amoureuse …

 

2 >> proposer des pistes de réflexion quant à la liberté en amour…. Faire réfléchir.

  • S le « faiseur de remontrances » incarne la pensée sociale : pensée classique / conservatrice
    • Thèse claire « je n’approuve point » + « fort vilain » l 10-11 ; « tant soit peu scandalisé » euphémisme = l’infidélité est un vice
    • Utilise des pluriels pour les condamner, « tous les mois » l 45, « liens en liens » l 3, « de tous côtés » l 11 => « les libertins » sont immoraux, ils se moquent de la société : polyptote « raillerie » l 51
    • Langue ancrée dans la religion : interjections « mon dieu », « ma foi », « vertu de ma vie »… et référence au « Ciel » métonymie de Dieu et du jugement
  • DJ le libertin, une argumentation solide
    • Force de conviction : une thèse et des arguments clairs :
      • L’amour doit être libre (l 4 « j’ai raison ») puis argumentation déductive : il va le prouver
      • Argu 1 fidélité = mort prématurée l 14
      • Argu 2 liberté = « nature » humaine (allégorie ou personnification = argument de rétorsion car nature = Dieu pour ses contradicteurs religieux) l 20
      • Argu 3 liberté = plaisir de la séduction (hyperbole « douceur extrême » l 23, oxymore « douce violence »)
      • Argu 4 amour = dignité, noblesse des conquêtes (isotopie de la victoire guerrière / métaphore filée l 30 à 33)
      • Force aussi de la persuasion : maîtrise de la parole / stratégies d’argumentation
        • Ironie, humour « la belle chose » l 13
        • Nombreuses images : mort « ensevelir » ; utilise des valeurs positives comme la justice l 1è et 19 ; conquêtes : comparaison « comme Alexandre »
        • Sincérité réelle et référence à la sensibilité : beauté, douceur (polyptote), goût, charmes
        • Isotopie (= champ lexical) de la passion et bcp d’hyperboles : l 20-21 métonymie du « cœur » multiplié par « dix mille » pour le « donn[er] »

 

ETAPE 5 : Conclusion : tout en mettant en place ses personnages et en s’appuyant sur la comédie, Molière invite le spectateur et la société à s’interroger sur la liberté en amour, sur les conceptions possibles du bonheur et de la passion…

 

Pistes pour produire une synthèse de lecture analytique pour l’oral.

Texte support : seq5. texte 2, pamphlet de Voltaire.

 

Plan complété…

à plan détaillé enrichi

 

  1. mise à distance énonciative de la France de 1765

V veut éloigner sa réalité, son contexte contemporain pour en parler… aspects distrayants et protection contre la censure (à nuancer !). contexte fictif = stratégie de séduction voire de persuasion

                                 éloignement dans l’espace (et ≃ le temps) /’exotisme

    1. temporalité ≠ : calendrier de l’Hégire (1143 ≃ 1740) + métonymie poétique « lune » pour jour
    2. isotopie orientale (= champ lexical) et exotique : noms de pers. « Joussouf », « Saïd-Effendi » ou de fonctions « fakirs »,  + périphrase « Sublime-Porte » groupe nominal + majuscules valorisants
    3. termes évoquant des lieux + ou _ lointains : noms de pays euro + « marais » ; « occident septentrional » ; « palais » = imaginaire du conte + lieux inexistants

                                 énonciation politique masquée

  1. un tyran religieux turc    à ses sujets orientaux

≃ un censeur puissant    à ses sujets européens (français)

= V                            à censeurs / hommes de pouvoir + peuple / élites intellectuelles

    1. quelques indices clairs :  FranKrom = France évocation de la sévérité : [s] doux ≠ [kr] dur + situation géographique
    2. marques de l’hypothèse = modalisations d’incertitude : « il est à craindre que » l. 10 ; conditionnel ; « sans doute » l.23
    3. la présence de pluriels grammaticaux qui renvoient aussi à une adresse générale, à tous les sujets, à tous les « maîtres » : « patrie », « les hommes », « les pèlerins », « les âmes », « aux mères »…

transition = cette mise à distance participe d’une argumentation directe comme le renversement argumentatif ironique

 

  1. 2.          humour et ironie

pour se montrer persuasif et défendre ses valeurs, ses idées, V va rechercher le sourire du lecteur

                                 aspects comiques et parodiques

    1. jeux de mots (svt chez V) « FranKrom » = consonance germanique (cf liens tendus entre V et Frédéric II de Prusse) + personnification burlesque « idée pieds et poings » l.37 + métaphore « pensée » = produit illicite l.33
    2. propos absurdes l.31 : il faut parler pour ne rien dire + l.32 « termes » « rien dire » paradoxe + l.35 antithèses comiques « médecin » qui « tu[e] » + pour « édification » il faut ne « jamais lire » l.26
    3. encadrement du texte avec deux antithèses explicites et virulentes invitent à voir aspect polémique et ironie l.2 « sottise et bénédiction » et l.39 « palais de la stupidité » + adj « horrible » du titre plus proche de la petite émotion que de la pensée politique
    4. parodie d’un texte législatif ( « nous » administratif ; alinéas ; date ; syntaxe lourde l. 3 à 7 et 26 à 32…)

                                 l’inversion dominante = ironie constante

Les lecteurs sont invités à inverser le sens du texte car il est ridicule / irrecevable à cause des

    1. multiples exagérations moqueuses : hyperboles « absolument » l.13, « jamais » l.20, « énorme » l.25, « éternelle » l.27 = satire de la volonté de tout contrôler
    2. présence d’oxymores critiques polémiques pour la censure au centre du texte : « heureuse stupidité » l. 16 ; « misérables philosophes » l.18 ; « vertus dangereuses »
    3. fréquence d’antiphrases portant sur bcp de classes gram :

Þ       adjectifs : « pernicieux » l.4 ; « punissable » l.18 ; « diabolique » l.27

Þ       adverbes : « bien » l.9 ; « scandaleusement » l.21 ;

Þ       nom : « imprudence » l.16 …

ces antiphrases révèlent la pensée de l’auteur par renversement…

 

  1. 3.          éloge des libertés d’un philosophe des Lumières

ces stratégies permettent bien sûr de diffuser les idées et valeurs du philosophe, en l’occurrence, celles des Lumières

                                 blâme de la religion

  1. abondance du lexique de la religion montré dans sa hiérarchie : « mouphti » (docteur) ; « fakirs » (ceux qui font vœu de pauvreté) ; « imans » (continuateur du prophète) + les « fidèles » et « pèlerins »
  2. métonymie de l’ « âme » = personne attachée à une spiritualité (et un dogme ; à une « doctrine » ≠ liberté individuelle)
  3. à noter les termes péjoratifs / inquiétants religieux : « anathématiser » l.6 (+ accumulation de verbes d’interdiction) ; « damnation éternelle » et « tentation diabolique l.27
  4. métaphore superlative de la « Lumière » = double sens ici ironique
  5. paradoxe d’une religion qui s’intéresse à l’obéissance plus qu’à la sincérité : alinéa 5

                                 critique globale : cibles => instituions liées au pouvoir politique

  1. condamnation d’une justice aléatoire (l.38 « peine qui nous plaira ») et stupide (contrôle des conversations privées l.32) + multiplication des interdits et restrictions : polysyndète de « et » l.27 ,28 ,32
  2. importance des références à l’Etat ; au pouvoir politique : personnification de l’ « ignorance » qui conforte l’autorité = premier alinéa (base d’un système tyrannique) + angoisse-fragilité de ce type d’Etat qui craint son peuple : isotopie du danger, de la peur « sauvegarde » ; « craindre » ; « attentat » …
  3. médecins / ambassadeurs / juges / religieux et tyran contre l’émancipation du peuple…

                                 une argumentation riche en faveur de la diffusion des connaissances

cette attitude polémique est au service d’un éloge : la liberté par le savoir, par le livre qui le diffuse

  1. une argumentation convaincante : THESE : le livre est source d’émancipation globale. Aux alinéas, sont loués les progrès et leurs avantages (nombreux ARGUMENTS):

Þ       alinéa 1 : liberté de penser = recul des états tyranniques

Þ       alinéa 2 : agriculture ; mécanique ; industrie ; manufacture = richesse et progrès technique

Þ       alinéa 3 : histoire et politique = investissement citoyen et éthique

Þ       alinéa 4 : morale et philosophie = progrès moral

Þ       alinéa 5 : théologie = renforcement d’un foi vraie

Þ       alinéa 6 : médecine = recul de la mortalité

Þ       métaphore centrale de la lumière l.19 « éclairer »

b. donc ce texte montre que la censure rend stupide et craintif le pouvoir alors que le peuple peut le renforcer à tous les niveaux à condition de l’instruire

 

Seq 5 txt 3. Helvétius. Etapes d’une analyse de texte argumentatif

 

 

1. Formulez la thèse du texte et à l'aide de la fiche 3, identifiez le type de raisonnement.

L’illusion nous éloigne de la liberté de juger ; la raison doit libérer nos jugements de l’erreur

 

2. Quelles sont les étapes de l'argumentation? Relevez les exemples utilisés.

- l1 à 9 : orgueil et politique    * un roi conquérant et orgueilleux

- l9 à 13 : crainte et superstitions        * les fantômes nocturnes

- l14 à 30 : intérêt personnel   * illusions d'optique : curé et femme (lune) ALLEGORIE * le constat nié : le triangle amoureux

 

texte déductif; solidement structuré

 

3. Montrez qu'il s'agit ici d'une argumentation directe.

         - énonciation / "Nous"

         - tournures générales

         - références au réel

         - connecteurs logiques

 

 

4/5. recherche procédés + liens

 

Organisations envisageables ; q° eaf proche « analysez argumentation de ce txt »

 

==> plan d'analyse relatif à l'ordre du texte:

§       la passion de l'orgueil comme piège politique

§       la crainte comme productrice de superstitions

§       l'intérêt personnel / la subjectivité comme « aveuglement » devant la réalité (production d'illusion)

la liberté de jugement est donc incompatible avec les passions (philosophie des lumières < pensée classique)

 

==> ou plan d'analyse relatif aux aspects abordés

§       les inconvénients de la passion dans la vie concrète (violences politiques ; perceptions du réel)

§       la passion néfaste dans le domaine abstrait (sentiments trompeurs et jugements faux)

 la liberté de jugement est perdue avec les passions (philosophie des lumières < pensée classique)

 

==> ou plan axé sur les stratégies puis courant littéraire

§       une argumentation directe convaincante contre les passions

§       démonstration persuasive de l'aveuglement causé par les passions

§       philosophie des lumières la liberté de jugement est donc incompatible avec les passions (<   pensée classique)