Candide, qqs pistes pour les txts EAF. 1SB. Avril 2018.

 Seq 6 ; texte 1. Synthèse possible.

projets de l'auteur ds cet incipit?

  • Entamer un conte ;
  • mettre en place une histoire ;
  • faire rire, divertir ;
  • ne pas être réaliste ;
  • ridiculiser, critiquer les nobles ;
  • produire un texte dynamique ;

...

 

organisation choisie:

  • mise en place de l'histoire ;
  • la dynamique du conte ;
  • comique et critique.

 

Détail de l'organisation proposée :

  • mise en place narrative, fonctions de l'incipit

- lieux (château / est de l'Europe : importance du lieu --> prolespse finale car éviction donc déplacements constants des chapitres II à XXX)

- personnages présentés (noblesse, famille, pers éponyme)

- importance de la description (paragraphes coutrs et enchaînés puis dialogue puis narration rapide -> l.28)

 

  • dynamique du conte

- rythme enlevé; syntaxe vive (parataxe, énumérations, sommaires, ellipses, passé simple)

- étapes rapides : situation initiale + déclenchement des actions + enjeu de l'action : l'amour impossible l40)

- cadre et personnages stéréotypés (cadre non réaliste ; genre du conte, caractérisations psychologiques pauvres ; phrase d'entame "il était une fois")

 

  • dimension comique et critique

- parodie du roman sentimental (dernier §)

- noblesse ridiculisée (onomastique : nom ; détail du compte de l'ascendance; violence et grivoiserie)

- satire du discours philosophique (paralogismes : logique inversée et/ou absurde + périphrases ­sexuelles l29 et 33 ; ridiculisation du discours, du lexique philo, rationaliste de Pangloss)

- regard distant, humoristique constant (hyperbole + antiphrase finale + modalisations moqueuses cf l15 « admirablement »)

 

Seq 6 ; texte 2. Bilan / synthèse possible.

  • une scène terrifiante : 

◦                                            pathétique ; cruauté ; 

◦                                            réalisme ; 

◦                                            précision chiffrée ; 

◦                                            isotopie de la souffrance concernant toutes les catégories (femmes, enfants, vieillards, civils, militaire)…

  • ironie dominante et cinglante 

◦                                            désignation des coupables par antiphrases ou moquerie/comique (chefs militaires 1 , rois 7 , religieux 7 , soldats 11) ; 

◦                                            absurdité (Abares = Bulgares + paronomase [noms aux mêmes sonorités donc A=B!] + mêmes actions barbares + rois identiques) ; 

◦                                                                  modalisations souvent par euphémismes 5, 11 ; antiphrases 3, 4 , 11 + 14 « héros » ; oxymores 6

  • un héros modeste mais humain des lumières : 

◦                                            il est vivant car fuit la guerre ; lien avec un quête individuelle = amoureuse (pas d'ennemi) ; 

◦                                            focalisation interne = subjectivité naïve mais finalement objective ! ;cf 15 « enfin » ; 

◦                                            fin sur la « beauté », quête du bonheur

  • aspects du conte philosophique : 

◦                                            syntaxe et rythme rapides (cf polysyndètes et ponctuation 8 à 13) ; 

◦                                            vitesses narratives en cadence majeure : scènes+pauses (1 à 14) puis sommaire (14-15) puis ellipse (17) ⇒ nouvelle aventure (« Hollande ») → aspects picaresques ; 

◦                                            personnages allégoriques et stéréotypés ; morale finale tel roi guerrier = tel autre (14-15)

 

Séquence 6. Texte n°3. Q° EAF : « Quel regard porte Voltaire sur l'Eldorado à travers cet épisode ? » Proposition de synthèse.

Pour réviser, compléter les lignes en refaisantune lecture linéaire basée sur les deux axes envisagés

 

L'Eldorado correspond à une utopie, un monde parfait. A partir du XVIIIeme siècle, les explorateurs qui parcourent l'Amérique du Sud constatent qu'il n'existe pas... Voltaire l'utilise pour souligner les vertus absentes du monde qui l'entoure en portant un regard laudatif sur celui-ci tout en le mettant à distance.

 

*  Un regard laudatif sur un monde harmonieux et vertueux.

- L'harmonie. Équilibre hommes/femmes ; tournure comparative d'égalité entre Candide et Cacambo « aussi ...que » (l.     ) ; fréquence de la référence au double (l.      ,       ,     ) ; lexique de la richesse.

- Les plaisirs des sens. Lexique des sens + vocabulaire mélioratif ; parallélismes syntaxiques (l.     et    ), comparaison hyperbolique (l.      ) ; utilisation des pluriels ; description du repas (progression à thème éclaté : menu et convives (l.     -       et      -       ) ; énumération et gradation ; références exotiques (animaux, liqueurs) ;

- Les vertus morales liées aux Lumières. L'accueil et le respect des étrangers : termes superlatifs (lexique de la courtoisie et de la politesse). L'égalité entre les individus ; le « mépris » de l'argent (l.     et      ...) trouvé au sol. = prise de conscience de Candide (le mot « bien » début et fin du texte (valeur de l'apologue : récit + visée argumentative) ; chiasme final : opposition « bien » et « mal ».

*  Un regard distancié, critique sur ce monde parfait.

- Dimension comique : complicité narrateur-lecteur (l.     présent d'énonciation) ; rire des hôtes ; hyperboles chiffrées et  satiriques ( ?).

- Références à l'enfance (« enfants », « maternelle », « garçons », « filles »), regard « candide » : dimension du conte.

- Doute de Candide : modalisations finales « probablement », « il faut que » (lieu Eldorado = hypothèse).

- Aspects invraisemblables : « cailloux » =  « pièces d'or » ; système économique impossible (l.   -     ). 

→ donc monde montré comme parfait invraisemblable

au milieu du conte

  • s'oppose aux horreurs du monde alentour ds les autres chaps
  • dénonciation d'une humanité cruelle et folle.
  • Parallèle possible avec la morale finale liée à un LIEU : le jardin ou la vertu du travail permet d'échapper au monde violent et injuste mais semble accessible car réaliste...

 

 

 

Séquence 6.  Texte 4. Éléments de synthèse

APOLOGUE = narration efficace et traditionnelle du conte

  • DYNAMISME : temps : passé simple; rythme soutenu (syntaxe) ; alternance dialogues/narration/ ; ellipses et sommaires
  • SITUATION FINALE : focalisation omnisciente : tout savoir des pers et de leur situation ; présence des pers essentiels ; fin des actions : résolution avec le Turc (fin philosophique)
  • LIEU FIXE : retour à une fixité « jardin » ; constitution d'une « société » > nv monde, nvlle vie

….. MAIS AUSSI = une visée morale, philosophique

  • FIXITE = retour au bonheur ; références au paradis mais sur TERRE, plus réaliste qu'Eldorado (pas utopique). Fixité de :
  1. la laideur vs beauté éphémère
  2. le travail vs fortune (=destin/chance) instable
  3. Pangloss (comique) = tjrs parlant comme un livre
  • jeu d' ECHELLE à visée argumentative par induction : les pers ont connu le GRAND monde = la souffrance ; il peuvent conclure avec les lecteurs que ce PETIT « jardin » (l. 1et 2) annule LES VICES (philosophiques plus que religieux)
  • MISE A DISTANCE DU MAL, DE l'ERREUR, neutralisation bénéfique (fin des déceptions et échecs)
  1. du monde et de ses malheurs (effet d'analepse, de résumé au passé par Pangloss)
  2. des sentiments (amour remplacé par sérénité du quotidien l.19-20)
  3. de la parole (Candide l.14 et 27 fait taire Pangloss)
  4. surtout de la souffrance …
  • ELOGE DU TRAVAIL(vision physiocratique)

syntaxe rapide qui dit une organisation sociale stable, égalitaire et efficace (l. 18 à 24)

  • fin de la vacuité par le TRAVAIL (isotopie du concret)
    • MORALE par les modalisations nombreuses et l' IRONIE (blâme de la parole docte et vaine)

 

 

doc cpt 1 seq 6 Evrard: l'humour permet:

 

* par la fausse naïveté

  • de s'interroger
  • s'écarter du réel
  • révéler le monde
  • se rassembler

 

* par l'euphémisation et la médiatisation

  • de se sauver du désespoir
  • de se venger du malheur
  • de maîtriser ses angoisses

 

* par un dépassement et une réponse au négatif de la vie

  • de se protéger, se défendre (instinct de conservation ; de survie)
  • se donner de la jouissance (principe de plaisir)